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  • Musique et consommation : souriez, vous êtes conditionné !

    la musique n'adoucit pas forcément les bourses... (image O. Covo)Des chercheurs du monde entier l'affirment : certaines musiques nous poussent à acheter tel ou tel produit. Si notre cerveau est mélomane, il est aussi influençable…

    On connaît le dicton : "la musique adoucit les mœurs". On connaît aussi les effets bénéfiques de la musique (classique, la plupart du temps) sur des malades atteints d'Alzheimer, aussi bien que sur la production de lait dans certains élevages bovins, ou la culture de certaines plantes : un viticulteur champenois vient même d'installer une armada de haut-parleurs dans ses vignes et affirme que la récolte du raisin est plus abondante, donc le vin bien meilleur...

    La bosse des maths, c'est pour Bach

    Cela fait bien longtemps que des chercheurs du monde entier travaillent sur les effets de la musique sur le cerveau. Ainsi, l'on est désormais certain que l'apprentissage musical favorise la mémoire et que, suivant le tempérament de chacun, certains genres sont plus adaptés que d'autres. Par exemple, un cerveau logique, propice

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  • Pierre Vassiliu : qui fut celui là ?

    Salut VassiliuSa moustache était –presque- aussi célèbre que celles de Brassens ou Ferrat. D'ailleurs il débuta en interprétant les chansons de l'auteur du "Gorille", après avoir déserté les paddocks où il était apprenti jockey, mais sans disque. On le sait peu, mais entre deux Petits Conservatoires de Mireille, il fit même la première partie des Beatles à l'Olympia, en 1964, tout seul avec sa petite guitare…

    Pierre Vassiliu a connu plusieurs carrières : chanteur rigolo et iconoclaste, d"Armand" à "Ivanhoé" en passant par "Alice", souvent sur des musiques de son frère Michel ; chanteur world et globe trotter avec, entre autres, sa célèbre adaptation d'un titre de Chico Buarque rebaptisé "Qui c'est celui là" ; chanteur tendre et romantique avec de magnifiques ballades comme "Dans ma maison d'amour".

    Sudiste convaincu et amoureux du Sénégal où il vécut un temps, prosélyte du farniente et chef de tribu colorée, Pierre la Malice s'est éteint dimanche, à Sète, à l'âge de 76 ans. Lui qui cherchait une

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  • On a retrouvé le petit bal perdu

    L'une des plus célèbres chansons de Bourvil va retrouver une énième jeunesse à travers le nouvel album de Sanseverino. Histoire et avatars d'un classique indémodable.

    Bourvil et Sanseverino, un bal intemporel "Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu…"  Cette jolie valse, sur fond d'accordéon de guinguette mélancolique, conte l'histoire de deux amoureux qui dansent sur les ruines de l'après-guerre, sous les yeux d'un observateur attendri. L'un des classiques de la chanson française, écrit et composé par Robert Nyel et Gaby Verlor (également auteurs du célèbre "Déshabillez moi" de Juliette Gréco) en 1961, et dont la version la plus connue a été interprétée par Bourvil.

    "Le Petit Bal Perdu", c'est aussi le titre du prochain album de Sanseverino, à paraître le 22 septembre : l'ex voleur de poules reconverti aux joies du jazz manouche et du bluegrass ricain, a décidé de reprendre la chanson, en compagnie de quelques perles de notre patrimoine musical, comme "Route Nationale 7" de Charles Trénet ou "Johnny tu n'es pas un

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  • C’est les vacances, prenez un pastiche avec Al Yankovic !

    Sur un même album, des chansons de Pharrell Williams, Robin Thicke, Lorde, Imagine Dragons, Foo Fighters, Cat Stevens et les Pixies… Une de ces nombreuses -mais en l'occurrence éclectique- compilations qui fleurissent en été ? Pas du tout, il s'agit de la dernière "œuvre" du nommé Weird Al Yankovic, un disque qui trône au sommet des charts aux Etats Unis.

    Quand Mister Gag singe Lady Gaga...Weird Al qui ? Derrière ce surnom de scène (traduisez par "Alfred le Tordu"), se cache un chanteur, musicien, acteur et producteur de télé, spécialisé depuis plus de trente ans dans les parodies de chansons. Son truc : s'emparer d'un morceau connu, de préférence un tube, en modifier les paroles et l'illustrer d'un clip vidéo désopilant. Parmi ses plus célèbres détournements, "Beat it" et "Bad" de Michael Jackson (devenus respectivement "Eat it" et "Fat"), "You're beautiful" de James Blunt, "Born This Way" de Lady Gaga ou "Party in the USA" de Miley Cyrus.

    Une activité prolixe qui lui a valu une ribambelle de prix et récompenses et

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  • Damon Albarn : les métamorphoses d’un clown pop

    L'ex-leader de Blur et Gorillaz se lance dans de nouvelles aventures, juste après un album solo. Portrait du plus intrépide touche-à-tout de la pop anglaise.

    le démon Albarn...Il l'a annoncé il y a quelques jours, après son passage aux Eurockéennes de Belfort : Damon Albarn, qui vient de publier son premier et excellent album solo (Everyday Robots) après vingt-cinq ans de carrière, a désormais l'intention de travailler à l'écriture d'une "comédie musicale familiale". Sa source d'inspiration, le Oliver de Lionel Bart, adapté dans les sixties du célèbre roman de Charles Dickens, Oliver Twist. Un projet de plus pour l'insatiable Damon, le ludion globe trotter qui n'a cessé de multiplier les expériences musicales depuis le début des années 90 : rock, électro, hip hop, funk, afro beat, BO de films, opéras…

    Tout commence en 1989, avec Blur, groupe emblématique de la brit pop, aussi célèbre pour sa brochette de tubes ("Girls and boys", "Parklife", etc) que pour sa rivalité parfois violente avec ses collègues

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  • Adieu Johnny Guitare

    Johnny Winter, 70 ans, l'un des derniers héros du blues blanc contemporain, est décédé mercredi à Zurich, en pleine tournée. Retour sur un guitar hero bien singulier.

    Johnny Winter, un bluesman s'en est alléOn le surnommait le Faucheux. Avec sa silhouette longiligne, ses bras maigrelets recouverts de tatouages, son teint albinos et sa longue chevelure blonde, il était devenu, plus qu'une figure, une véritable légende du blues contemporain.

    Joe Dawson Winter III, son patronyme entier, Texan pure souche né en 1944, a baigné dès l'enfance dans la musique de Muddy Waters ou B.B. King. En compagnie d'Edgar, son frère cadet et quasi sosie, il fonde un groupe à l'âge de quinze ans avant de se lancer dans une carrière solo riche d'une vingtaine d'albums, dès 1968. L'année d'après, il se produisait à l'historique festival de Woodstock.

    Son style fluide aisément reconnaissable (il est l'un des rares à jouer des soli de guitare 12 cordes électrifiée... (mais montée en six cordes, me signale à l'instant un amateur plus érudit que moi)

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  • Francofolies de La Rochelle : 30 ans, 30 artistes, 3 générations

    Le festival de la chanson francophone fête ses années ses trente ans. Retour sur les grands moments de son histoire et bilan d'un évènement devenu aujourd'hui international.

    Un happy birthday... francophone"La première fois que j'ai joué aux Francos, il était encore au biberon…" Cette boutade lancée par Hubert-Félix Thiéfaine pour présenter Julien Doré a pris tout son sens hier soir. Trente artistes de tous styles et de tous âges se sont succédé sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle. Trois générations d'artistes main dans la main, des vétérans Lavilliers, Higelin, Adamo, Sanson, Souchon ou Voulzy, aux bébés Joyce Jonathan, Zaz, Elodie Frégé ou Ben l'Oncle Soul, en passant par les "jeunes matures" comme Yannick Noah, Les Innocents, Kent ou Miossec. Le prétexte : la célébration des trente années d'existence du festival de chanson francophone imaginé par Jean-Louis Foulquier en 1985. Une soirée anniversaire doublée d'un hommage à son créateur, disparu en décembre dernier.

    Ils y sont tous passé, ou presque.

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  • Streaming musical : écoutez, c’est vendu !

    C'est une pratique qui commence à se répandre dans l'industrie musicale : les écoutes en streaming vont désormais être comptabilisées dans les chiffres de ventes des singles. Ou comment vendre une chanson sans que personne ne l'achète…

    Silence on streame...On n'arrête pas le progrès. Bien sûr, ce n'est pas la première fois que l'industrie musicale tente de gonfler ses chiffres de ventes. Jusqu'ici, par exemple, on comptabilisait les mises en place des disques dans les magasins, en oubliant de tenir compte du retour des invendus. Bon vieux truc que la crise du disque et l'essor du numérique ont rendu caduque. Si les ventes de musique en ligne représentent désormais un tiers du marché, avec une croissance de 25% en trois ans, le nouveau phénomène sur lequel les professionnels du disque font reposer tous leurs espoirs s'appelle le streaming.

    De l'anglais "stream", ("courant", "flux", "flot"), le terme streaming désigne la lecture en ligne d'un fichier audio ou vidéo, sans téléchargement. Exactement comme

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  • Renaud a plein de bandes de chouettes copains !

    Que des potes à Renaud...Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? Les hommages au chanteur Renaud affluent de toute part : une compilation "officielle" et un site consacré à des reprises de l'ex-chanteur énervant. Qui, lui, n'a rien publié depuis cinq ans.

    A un an près, on aurait pu fêter son 40ème anniversaire : "Amoureux de Paname", le premier album de Renaud, qui contenait la chanson "Hexagone", est en effet sorti en avril 1975. Mais foin de commémoration, en ce moment l'ex-chetron sauvage a la cote. Sous le titre imaginatif de "La bande à Renaud", un album de reprises rassemble une tribu de chanteurs ayant pignon sur rimes, d'Aubert à Thiéfaine en passant par Bénabar, Raphael, Carla Bruni (!), Grand Corps Malade ou Nicola Sirkis. Un hommage bien orchestré à celui que l'on dit plongé dans une profonde dépression et indifférent aux sollicitations de ceux qui, comme Hugues Aufray ou David McNeil, espèrent toujours un hypothétique retour. Dès que le vent soufflera, est-ce qu'il repartira ?

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    Tatatssin !

    Comme dans

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  • Droits des artistes sur internet : dur, dur d’être musicien…

    défaite de la musique ?A l'orée de la 33ème Fête de la Musique, retour alarmant sur l'absence de rémunérations versées aux artistes, musiciens et interprètes, dont la musique est diffusée sur le web. Une situation dont la France s'est faite une triste exception culturelle.

    En 2013 chez nous, ils sont une poignée d'artistes à avoir remporté le gros lot : Johnny Hallyday, Mylène Farmer et Maître Gims caracolent en tête des ventes de disques et donc des sommes perçues. Loin de l'immense majorité de leurs collègues. Car si la rémunération des artistes via internet est un problème complexe sans cesse remis en question à travers une succession de rapports et de recommandations, celle des musiciens demeure au contraire tristement chiche. Jean-Paul Bazin, gérant de la SPEDIDAM, la société chargée de la perception et de la distribution des droits des artistes interprètes, la résume ainsi : "C'est simple, ils touchent 0 € en provenance de la musique dématérialisée."

    C'est quoi, un artiste interprète ? Concrètement,

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